de Eugène Labiche
mise en scène Frédérique Lazarini
Un riche commerçant, M. Perrichon, sa femme et leur fille Henriette partent pour la première fois en train vers Chamonix, suivis – quel heureux hasard – par deux jeunes gens, Daniel et Armand, tous deux intéressés par la main de la demoiselle. Commence alors, entre les deux hommes, une lutte aussi bienveillante qu’acharnée pour séduire le père dont la vanité et l’ingratitude si comiques seront mis à l’épreuve du voyage.
Dans ce vaudeville, singulier dans son oeuvre, Eugène Labiche va arracher cette petite société bourgeoise à ses salons cossus et la lancer, enorgueillie par l’aventure, dans une course effrénée sur la route (ferrée) de la Mer de glace. Mais à mesure que le périple se dessine, entre vertige, fièvre et périls, sa vulnérabilité grandit et l’intranquilité s’installe. Rien n’échappera plus alors à l’oeil acéré du dramaturge et sa plume malicieuse croquera sans pitié les gesticulations et les travers, tout exacerbés par l’inconfort.
Cette étrange compagnie, aussi vaniteuse qu’attachante, piquée par une soudaine folie du grandiose, cheminera inexorablement vers le châtiment : faire rire d’eux.
Si Labiche s’amuse à écorner la mythologie entourant le voyage, Frédérique Lazarini convoque dans ce théâtre placé sous le signe du burlesque, de la fantaisie et de la poésie, toute une mémoire du XIXème siècle : l’exploration du mouvement, le tourisme naissant, les premiers moyens de locomotion et la magie du cinéma muet.
Voilà bien une expédition enneigée qui fait rire…et transporte !
avec Cédric Colas, Emmanuelle Galabru, Hugo Givort, Arthur Guézennec, Messaline Paillet, Guillaume Veyre
Scénographie François Cabanat
Costumes Dominique Bourde
Lumières Xavier Lazarini
Musiques et sons François Peyrony
Vidéo Hugo Givort
Chorégraphe Françoise Munch
Assistante de mise en scène Lydia Nicaud
Conseillère artistique Anne-Marie Lazarini
Contact : aatheatre@gmail.com
Disponible en tournée en 2026 et 2027
de Pierre Corneille
mise en scène Frédérique Lazarini
Chimène aime Rodrigue et Rodrigue aime Chimène… jusqu’à ce que cet amour ne devienne impossible au regard de l’honneur et que ne s’insinue dans leurs jeunes âmes ce dilemme.
Le Cid est un récit exalté qui parle avant tout du cœur, dans les sens multiples du terme : il est le siège du courage, mais aussi le lieu dynamique de l’action, des passions, du désespoir. La pièce en explore une véritable cartographie : épicentre symbolique d’une vaste étendue de sentiments, il est ce territoire complexe fait de labyrinthes, d’écueils et d’abîmes.
Et elle a en son temps emporté celui du public qui a fait savoir, lors de sa création en 1637, que c’était la première fois qu’il ne s’ennuyait pas : actions, suspens, combats, l’histoire est invraisemblable, romanesque et les spectateurs sont plongés dans le feu de l’intrigue.
Le Cid fait aujourd’hui partie de nous et de notre inconscient collectif. Nous avons un rapport presque fusionnel avec ses vers et ses conflits…
Frédérique Lazarini en propose une version baroque, poignante et profondément méditerranéenne qui fait la part belle aux rites et à l’action. A un personnage féminin, Chimène, affirmé et audacieux,. A l’initiation de ces jeunes héros qui embrassent leurs fonctions, conjurant la mort, choisissant l’honneur, défiant l’autorité de l’État et appelant l’amour sans pouvoir jamais en contrôler toute la dimension passionnelle.
Le classique le plus enflammé de notre répertoire théâtral !
Adaptation et mise en scène Frédérique Lazarini
Assistante de mise en scène Lydia Nicaud
Avec Cédric Colas, Hugo Givort, Arthur Guézenec, Philippe Lebas, Sophie Marcoux, Guillaume Veyre
scénographie François Cabanat
costumes Dominique Bourde et Isabelle Pasquier
lumières François Cabanat et Xavier Lazarini
assistant lumière Tom Peyrony
musique originale et sons François Peyrony
Dates de tournées saison 2025-2026
Contact : aatheatre@gmail.com
Disponible en tournée pour 2026 et 2027
d’après Pierre Dac
un projet imaginé
et mis en scène par Anne-Marie Lazarini
Le 13 mai 1938, les Français découvrent dans leurs kiosques un singulier hebdomadaire : quatre pages, d’apparence sérieuse, entièrement dédiées au NON-SENS. Avec ses chroniques, annonces et entretiens complètement loufoques, L’Os à Moelle entre rapidement dans la légende et ses 100 000 premiers exemplaires s’arrachent dans la journée. Pourquoi ce titre ? « Pourquoi pas ? » répliquera Pierre Dac, son fondateur.
En 1939, alors que la guerre devient imminente, le journal se mobilise moralement puis, au fil des événements, prend position sur le terrain civique, politique… toujours par l’absurde. L’édition du 31 mai 1940 sera la dernière qui comptera quatre pages : Pierre Dac, qui n’a pas manqué d’attaquer Hitler doit fuir Paris alors que les Nazis vont occuper la capitale. Quelques jours avant leur entrée dans Paris paraît le dernier numéro, le 7 juin, sur deux pages.
Le « roi des Loufoques » évoquera, bien plus tard, cette disparition prématurée par cet aveu : « Ce qui m’est arrivé est parfaitement logique. Il est bien connu que l’os à moelle se décompose au contact du vert de gris.»
avec Cédric Colas, Emmanuelle Galabru, Anne-Marie Lazarini, Michel Ouimet
collaboration artistique Marion Duhamel
création lumière Tom Peyrony
Disponible en tournée en 2026 et 2027
Contact : aatheatre@gmail.com
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