Nuit du cinema

« Histoires de liberte »

Le samedi 24 octobre, de 19h a l’aube

A l’Artistic Athévains, ancien cinéma devenu théâtre, on essaie de croiser les disciplines, de les laisser se mêler, se donner écho. Depuis quelques saisons, une équipe d’irréductibles cinéphiles dessine des Nuits du cinéma inspirées par les thématiques des spectacles qui y sont joués : Nuit du polar, Nuit du cinéma italien, Nuit des Barbes bleues…. et si l’on file ainsi jusqu’au petit matin, c’est qu’ici l’on soigne autant la programmation que la carte gourmande qui accompagne le « café à volonté » !

Pour cette nuit-là, pour faire écho à la métamorphose de l’Agnès de L’Ecole des femmes, il sera question de la liberté ou de sa quête, de personnages qui, à des âges différents de leur vie, choisissent leurs propres contraintes, revendiquent leur libre arbitre ou brisent les carcans qui les tiennent enfermés. René Allio dirait que nous avons choisis ces films car ils racontent une transgression, un passage de l’autre côté de cette frontière fragile qui sépare, dans toutes les sociétés, l’acte convenu de l’acte défendu, l’institué de l’interdit, l’ordre du désordre. Ainsi sont-ils, sans doute, prises de position.

Ou comment, dans une vie, un changement s’opère.

programmation

19h

Une annee italienne
de laura samani

Septembre 2007. Fred, jeune Suédoise de dix-sept ans, emménage à Trieste et commence une année de terminale au lycée technique de la ville. Seule fille de sa classe, elle se retrouve au centre de l’attention, en particulier de celle d’un trio inséparable de garçons. Ensemble, ils expérimentent de nouveaux sentiments, confrontent leurs doutes, et soumettent leur amitié à rude épreuve…

Le film s’inspire du roman éponyme de Giani Stuparich, Un anno di scuola (1929), que Laura Samani adapte en transposant le récit d’un siècle, de 1909 à 2007 et en confie l’interprétation à des comédiens tout débutants.

2025, 1h42

21h05

les noces rebelles
de Sam Mendes

Années 50, Upstate New York, un couple qui se veut progressiste, Frank (Leonardo Di Caprio) et April Wheeler (Kate Winslet), mène une vie assez peu mouvementée et conformiste avec ses deux enfants, dans un petit pavillon en banlieue à l’adresse de Revolutionary Road. On comprend très vite que tout n’est pas aussi rose qu’il n’y paraît…

 Dix ans après Titanic, Winslet et DiCaprio se retrouvent dans un vrai mélo contemporain qui fait le récit minutieux d’un naufrage d’un autre genre.

2008, 1h59

23h30

La vieille dame indigne
de Rene Allio

À Marseille, Berthe, qui a vécu les 70 dernières années dans l’ennui et la sobriété, vient de perdre son mari. Libre de profiter enfin de la vie, repoussant les propositions intéressées de ses fils aînés, elle se lie avec Rosalie, une jeune femme aux moeurs légères, et avec Alphonse, un truculent cordonnier. Mme Berthe sort, s’amuse, s’achète une voiture et découvre le monde avec bonheur…

Le sujet est de Bertolt Brecht, qui en avait fait une nouvelle. De son héroïne Brecht écrivait : À bien voir les choses, elle vécut successivement deux vies. La première en tant que fille, femme et mère, et la seconde simplement en tant que Mme B., personne seule, sans obligations, aux moyens modestes mais suffisants. La première vie dura environ soixante ans. La seconde pas plus de dix-huit mois.

1965, 1h34

1h30

Bonjour
de Jazujiro Ozu

La vie suit tranquillement son cours dans un petit quartier de la banlieue de Tokyo pris dans le changement technologique né de l’après-guerre. Un soir, les jeunes Minaru et Isamu pressent leurs parents pour avoir leur propre poste de télévision, en vain : l’aîné se met alors en colère face à l’hypocrisie des adultes et décide de faire une « grève de la parole », aussitôt suivi par son jeune frère…

Bonjour est l’un des films les plus joyeux du cinéaste. Son observation minutieuse du quotidien frôle le burlesque, sa poésie, son sens de la fantaisie donne à cette chronique un petit air de Tati.

1959, 1h34

3h30

La grande ville
de Satyajit Ray

Subrata Mazumdar, modeste employé de banque à Calcutta, peine à subvenir aux besoins de sa famille. Enfreignant les traditions, sa femme Arati se décide à chercher du travail et devient représentante en porte à porte. Son mari accepte mal cette situation mais suite à un krach, il est licencié et le travail de sa femme devient d’autant plus nécessaire…

Satyajit Ray inscrit dans une époque contemporaine ce portrait lumineux (magnifié par la photographie) d’une femme qui se révèle à elle-même et explore ce que l’urbanité peut offrir de liberté nouvelle.

1963, 2h16

Reservation

INFORMATIONS
PRATIQUES

Le samedi 24 octobre 2026
de 19h à l’aube

HORAIRES

19h – Une année italienne, de Laura Samani, 2025, 1h42

21h05 – Les noces rebelles, de Sam Mendes, 2008, 1h59

23h30 – La vieille dame indigne, de René Allio, 1965, 1h34

1h30 – Bonjour, de Jazujirõ Ozu, 1959, 1h34

3h30 – La grande ville, de Satyajit Ray, 1963, 2h16

TARIFS

Pour un film :

  • Tarif plein : 9€
  • Tarif réduit : 7€*


Pour la nuit :

  • Tarif plein : 30€
  • Tarif réduit : 25€*

* Valable pour les jeunes (-26ans), étudiants, demandeurs d’emploi et intermittents. 

Placement libre.

BILLETTERIE

Sur place, par téléphone au 01 43 56 38 32 ou par mail à aatheatre@gmail.com

A noter : Les billets achetés sur internet sont à retirer au guichet le jour de la représentation.

 

Restauration disponible sur place.
Café et thé à volonté toute la nuit.
Petit-déjeuner offert après le dernier film.