Le Monde extérieur

jusqu’au 9 décembre 2025

de Marguerite Duras  
mise en scène Anne-Marie Lazarini

avec Michel Ouimet

lumières Tom Peyrony
collaboration artistique Marion Duhamel

Par trois fois, à la fin des années 50 d’abord, puis dans les années 80, Marguerite Duras accepte d’écrire pour les journaux. Pour France Observateur, pour Libération, pour d’autres revues aujourd’hui disparues.

Les textes de ce spectacle ont tous été choisis dans Outside (1981), Le Monde extérieur (1993) et La Vie matérielle (1987). Marguerite Duras y montre une tendresse singulière pour tous ceux qui sont « en marge », par leur misère, leur solitude ; ceux qui font le monde à leur manière, dans le silence.

Dans le monde extérieur tout intéresse l’écrivain, celle qui vole pour vivre, celle qui ne sait pas lire, la répression aveugle dans Paris contre les Algériens, celui qui tue femme et maîtresse avant de se tuer lui-même, une mère qui se suicide avec ses enfants après qu’un agent lui a coupé l’eau en plein été…

Ces textes de commande, parfois alimentaires, donnent alors lieu à de petits tableaux de la vie quotidienne, où d’une écriture lapidaire, l’écrivain capte l’intolérable et l’irracontable.

Regarder le monde, c’est alors descendre au cœur de la douleur et constater que celle-ci est tissée des mêmes fils qui plongent dans le terreau noir où s’origine son écriture : son enfance au Vietnam, l’amour du petit frère, son sentiment d’être exclue, d’être l’étrangère, sa compassion pour la misère de sa mère et celle des Annamites.

Découvrir que l’histoire du monde raconte les mêmes souffrances, les mêmes solitudes, les mêmes errances que la sienne.

Chaque scène, presque anodine en elle-même, devient sous sa plume un court drame jeté sur le papier dans l’urgence, où le regard, d’une acuité et d’une justesse exacerbée, devient un moyen subversif d’investigation du réel.

Ce sont ces thèmes qui s’entrecroisent, que Michel Ouimet fera entendre sur le plateau, au plus près d’une écriture parfois dense et serrée comme un cri, parfois lyrique, ample et fluide qui nous emmène au bord du silence.

 

La presse en parle...

TT – « Un théâtre tragique et magnifique. Court, bref, sans apprêt. Etonnant. » Télérama (Fabienne Pascaud)

« Un comédien sensible, tout en retenue, qui fait résonner la voix, la langue durassienne au plus près de la vérité du texte » Culture Tops (Pascal Verdeau)

« Avec l’admirable Michel Ouimet, Anne-Marie Lazarini met en scène douze textes de Duras issus de sa production journalistique, dans un cheminement subtil et une qualité de présence qui célèbrent infiniment l’acuité de la parole durassienne, et la liberté de la lecture.  » La Terrasse (Agnès Santi)

« Michel Ouimet avec un talent consommé et un naturel étudié, lit et joue ses écrits modestes dans la forme mais terribles par le sens et les mots » Hottello (Louis Juzot)

« J’ai beaucoup aimé cette soirée Duras. J’aime ce versant qui s’intéresse aux humains ignorés et à l’art de faire des soupes. Ouimet joue avec une simplicité aimante et ce spectacle en étoile fait circuler dans la saveur et l’émotion cette variété de vérités qui sont les autres passions de Marguerite. » Gilles Costaz 

VDEF. Affiche DURAS - version légère

INFORMATIONS PRATIQUES

Durée : 1h
Tout public

DATES ET HORAIRES

mardi 20h
mercredi 17h
jeudi 19h
vendredi 20h30
samedi 18h et 20h30
dimanche 15h

Représentation exceptionnelle le lundi 8 décembre à 20h

TARIFS

20€ : tarif plein
15€ : demandeurs d’emploi / intermittents
10€  : étudiants / jeunes -26 ans

BILLETTERIE

Sur place, par téléphone au 01 43 56 38 32 ou par mail à aatheatre@gmail.com

A noter : Les billets achetés sur internet sont à retirer au guichet le jour de la représentation. 

En images